Browsing "Antiquité"
Mar 19, 2012 - Antiquité    No Comments

L’art de l’Islam

L’art de l’Islam

Au VIIe s. de notre ère apparaît une nouvelle religion, l’Islam.

 

Ses fidèles ont entrepris de la répandre le plus loin possible et envahissent aussi  le sud de la Gaule. Ils sont arrêtés à Poitiers en 732 par Charles Martels.

La période appelée Antiquité se termine.

Le Prophète Mahomet (570-632) a chassé les images des idoles de la Mosquée sainte de La Mecque, c’est pourquoi elles sont bannies des lieux de culte

Dans les mosquées,  l’absence de représentations figurées est constante. Les décorations intérieures sont très raffinées: mosaïques, stucs (enduit imitant le marbre), céramiques, arabesques (lignes servant de fond).

Mais certains sont très sévères à l’égard des représentations, on parle alors d’aniconisme : qui est l’absence de représentations matérielles des mondes naturel et surnaturel.

L’Occident a découvert l’art islamique à partir des œuvres d’Afrique du Nord, exempte de représentations, d’où sont nées les théories sur l’arabesque.

Le juif iranien Khalili partagea sa collection d’objets de la production artistique des pays musulmans à l’Institut du Monde Arabe en 2010 .


La calligraphie n’est cependant pas propre au texte coranique : même si son développement est lié au fait que l’écrit a d’abord enregistré la Révélation, les beaux caractères courent sur tous les supports.

Les belles lettres abondent sur les plats, la vaisselle,

by Christian Creutz Labels: studio

certains tapis où elles se fondent avec les motifs géométriques et végétaux…

Evadons nous sur la route des caravanes en Turquie avec cette vidéo, dont la musique Sufi « Tree of patience » est de Ghizemli (2006/turkey)
Omar Faruk Tekbilek

 

L’Europe moderne et les arts de l’Islam.

Elle a permis de découvrir les arts de l’Islam par la vision et l’interprétation de collectionneurs et artistes européens des 19e et 20e siècles tels Gustave Moreau, Henri Matisse, Paul Klee ou Emile Gallé: céramiques, peintures, verreries, à côté d’objets originaux provenant de divers pays.

L’exercice proposé peut être: Une mosquée à la Matisse?

Grâce au mélange des trois couleurs primaires et du blanc, à la gouache, faire une copie du tableau ci-dessus, l’objectif étant de bien faire les nuances. Remarque: la note d’orangé, complémentaire du bleu

Fév 24, 2012 - Antiquité    No Comments

Art Byzantin

L’art byzantin.

Byzance est le nom initial de Constantinople. L’art byzantin est essentiellement un art religieux.

Il existe néanmoins un art profane: L’art symbolique du pouvoir impérial.

La culture et la langue de l’Empire Byzantin étaient grecques et son art s’inspira de la Grèce et de Rome.
Les règles strictes et l’imagerie toujours identique limitèrent la liberté des artistes. C’est le dessin qui fixe les traits des figures sacrées et met en relation le visible avec l’invisible.

En second lieu, la dominante colorée dans l’art byzantin est l’or.
L’or attribue une transcendance et il introduit un concept de sainteté et de gloire.
L’or a un rôle transfigurant et il dématérialise les figures qui n’ont pas de modelé.
L’or signifie la lumière divine répandue dans l’infini… un attribut divin.

Les mosaïques De somptueuses mosaïques nous montrent une riche palette de vert, bleu et or . Elles ont survécu à la rage iconoclaste qui dura du VIe siècle au IXe siècle.

Les icônes:

Qu’est ce qu’une icône? En histoire de l’art, le terme icône s’applique surtout à une image religieuse peinte sur panneau de bois, représentant un sujet sacré, et destinée au culte. La technique de la peinture à tempéra (pigments et œuf) sur du bois se pose avec soin, vous pouvez regardez sur ce site: http://www.iconesbyzantines.fr/.

Ce terme s’étend également à toute image sacrée : peintures murales, mosaïques et miniatures réalisées par d’autres techniques. Grâce à leur taille et à leur mobilité, les panneaux de bois peints occupèrent une place à part dans la vie médiévale. On pouvait ouvrir et fermer les icônes, les porter en procession dans la ville et les armées les emportaient parfois au combat, elles suivaient le cours des activités humaines. Chaque famille avait son «coin des icônes» que leur visiteur était censé saluer avant même de saluer son hôte. Le cadre de certaines icônes sont munis d’un couvercle coulissant pour permettre au propriétaire de se soustraire à la présence divine : en ouvrant le couvercle, il activait l’icône dont le regard spectaculaire s’illuminait brusquement.

 

Au VIe siècle, les icônes, héritières de la tradition du portrait peint de la Rome antique remplace la tempera (détrempe à base d’œuf) par l’encaustique, c’est-à-dire des pigments liés par un médium à base de cire. C’était la technique favorite des portraitistes romains. La translucidité de la cire donne aux tons du visage un éclat proche de celui des peintures à l’huile modernes. Le format en buste est également typique du portrait romain, alors que le personnage en pied est caractéristique de l’iconographie païenne traditionnelle.

Après un splendide essor,  l’art byzantin est secoué par une crise profonde, la querelle des images ou crises iconoclastes entre 730 et 843 après J.C. Il s’agit d’une période particulièrement violente où de nombreuses personnes ont été persécutées et assassinées pour avoir pris la défense des images sacrées.

L’exercice proposé est l’analyse  d’une image: Saint Serge en icône. Afin de mieux étudié le dessin, j’ai éclairci et contrasté l’image.

Cette icône est conservée au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï.

Saint Serge est représenté sous les traits d’un jeune cavalier.

  1. Sa position: Bien campé sur son cheval, il tient dans la main droite un étendard de croisé et de l’autre les rênes de sa monture.
  2. Ses vêtements et accessoires:  les attributs d’un militaire occidental dont un diadème qui orne sa coiffure, il porte une cotte de mailles par-dessus une longue tunique qui couvre le haut de son corps, des jambières et des souliers rouges , il est armé d’un bouclier et d’un arc composite dans une gaine noire et six flèches sont rangées dans un élégant carquois de cuir.
  3. Au premier plan, une femme agenouillée, habillée à l’occidentale et portant un long voile noir sur la tête, saisit le pied de Saint Serge pour l’embrasser. Suivant son emplacement au devant de la composition et son attitude, il s’agit certainement d’une donatrice qui a commandé cette icône.
  4. L ‘histoire de l’icône: L’icône a vraisemblablement été réalisée à Acre. Après la chute de Jérusalem en 1244, Saint-Jean-d’Acre est devenu le plus important centre de production de livres, mais également le lieu de réalisation d’un nombre important d’icônes d’inspiration byzantine mais de style occidental, dont certaines sont actuellement conservées au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. La minutie des lignes et la perfection du rendu, les attitudes des personnages aux visages ronds et aux grands yeux expressifs sont des caractéristiques permettant d’associer cette icône à l’atelier de Saint-Jean-d’Acre, connu comme « l’atelier des saints soldats ».

Les artistes , arrivés à Jérusalem lors de la 4e Croisade, se sont fortement imprégnés des œuvres byzantines et on retrouve l’association des traits de l’art byzantin et de l’art occidental sur des icônes comme celle de Saint Serge

Fév 10, 2012 - Antiquité    No Comments

Les Romains s’installent en Gaule

Les Gallo-romains

La période gallo-romaine s’étend sur environ cinq siècles, de 52 av. J.-C., date de la conquête de la Gaule par César,

jusqu’à l’année 406 qui marque le début des grande invasions.

Les Gaulois ont longtemps été représentés comme des barbares. Cette vision  est due essentiellement à l’absence d’écrits gaulois et à la campagne de César (La guerre des Gaules) qui voulait glorifier et grossir sa victoire. Pour mieux connaitre l’histoire, je vous recommande un site: http://www.herodote.net/ ou le visionnage de ceci:

Les Gaulois furent d’excellents agriculteurs et artisans. Ils ont adopté l’architecture des villes romaines , leur organisation de l’espace…

Les Romains ont mis à profit les connaissances et les inventions gauloises pour le développement de l’agriculture et de leur artisanat.

La ville va se découper suivant le plan urbain , avec le forum au centre, les cirques, théâtres…  En 20 ans, une soixantaine de villes vont être construites sur le modèle romain.

Les campagnes et le monde rural vont eux aussi s’organiser autour de « villae » où le travail comme la vie agricole va se hiérarchiser.
L’activité artisanale était très importante: La découverte de grands bassins permet de dire que des artisans pratiquaient la teinture de tissus et la préparation du cuir. D’autres vestiges prouvent l’existence de la fabrication de toiles, de tuiles, de poteries, d’objets en verre…

Les outils et les armes retrouvés et datant de la même période sont également les témoins du travail du fer, du cuivre ou du plomb. Les ateliers se situaient au bord des cours d’eau afin d’utiliser la force motrice de l’eau et près des lieux d’extraction des minerais.
Véritables domaines ruraux, ces structures regroupent les habitations des propriétaires, de la main d’œuvre, ainsi que des bâtiments d’exploitation et les fabriques artisanales.
Les murs étaient couverts de peintures murales et les sols de mosaïques.

CEMENELIUM- créée par César Auguste a donné son nom à la colline de Cimiez

Pour cette période, je propose comme exercice:

Le portrait de trois quart. La fiche technique est en préparation et fera partie du bonus offert bientôt au lecteurs qui s’inscriront…

Mon  autre blog  éveil art et nature est en ligne pour la pratique artistique et vous pouvez le consulter et expérimentez le dessin et la peinture sans dépenser un centime d’euro!

Il  suffit de cliquer sur le lien…éveil art et nature

 

  Le portrait de trois quart

L’objectif est de faire prendre conscience que le portrait se décline de plusieurs manières et que le dessin d’une ligne peut suggérer l’image d’un personnage.

Après avoir recherché dans des revues des portraits de personnes en noir et blanc ou en couleurs , placé sur l’image un papier cristal et dessiner avec un feutre les traits marquants. Il faut faire un choix, c’est en cela que réside l’exercice!

 

 

 

 

Il paraît simple mais souvent les élèves ne perçoivent pas forcément quel trait est important! A vos feutres!

Fév 1, 2012 - Antiquité    No Comments

La Rome antique

Rome Antique

L’arc de triomphe romain n’est que la porte étrusque modifiée.

Rome demande à des ingénieurs d’Étrurie sa Cloaca Maxima:

Point de départ pour bâtir un empire de pierre sur le monde ancien.

 

 

Le symbole de Rome, la  louve du Capitole, est d’un vieux bronzier toscan.

 

Tant que dura la guerre – cinq ou six siècles -les romains n’eurent pas le temps de s’exprimer.

L’exemple grec se transforme en architecture mais également en sculpture, en peinture.

Le temple, presque toujours plus grand qu’en Grèce, perd sa légèreté. Il est symétrique et volontairement massif et  lourd.

Les  bronzes et les marbres ont des gestes figés et   emplissaient tous les lieux publics, forums, carrefours, sanctuaires. Sarcophages, statues, tout était fait d’avance, l’orateur vêtu de la toge, le général cuirassé, le tribun, le questeur, le consul, le sénateur, l’empereur. Le corps était interchangeable. On vissait la tête aux épaules. Et les portraits étaient réalistes, des  têtes lourdes ou fines, carrées, pointues ou rondes, toujours vraies.

portraits

Où est le type classique du « profil de médaille » dont voici un exemple?

 

 

 

 

 

Après les aqueducs, après les routes, on construit des amphithéâtres, des cirques, on bâtit des thermes, avec des piscines.

 

Né à l’échelle d’une cité, l’art de Rome s’est progressivement transformé aux dimensions d’un Empire étendu à toute la Méditerranée.

Pour cette période, je propose comme exercice:

Le portrait de profil.

Méthodologie:

Des documents sont découpés dans les revues ou mieux, une photo de profil est prise et imprimée.

Un ovale de sélection est fait. Ici j’ai plié en deux le document afin d’avoir un ovale à peu près correct

Le modèle est placé à l’envers ( afin de leurrer le cerveau).

Le regard se porte surtout sur la partie vide de l’ovale et aucun mot tel que bouche, lèvres… n’est pensé ou prononcé.

Bien regarder la forme de l’espace, la direction des lignes, la courbe…

Un ovale de la même proportion est dessiné. L’espace vide est regardé et la ligne de contour est posée. Ensuite les éléments internes également en regardant la hauteur, l’espace entre les éléments, leur grandeur.

Le dessin terminé, retourner le modèle et le dessin et faire l’analyse sans jugement, avec la méthode du jeu des sept erreurs et ne pas avoir peur de corriger. C’est ainsi que le dessin sera le plus juste par rapport à l’image perçue.

Il est possible de remplir avec du feutre ou toute autre technique! La fiche est en cours d’élaboration est vous sera offerte bientôt!! bon apprentissage

 

 

 

 

 

 

 

 

Jan 12, 2012 - Antiquité    No Comments

Les Etrusques

L’art étrusque:

Italie, VIIIe siècle env. IIe siècle av. J. -C.env.

Leur art fut surtout sous l’influence des Grecs. Et c’est dans les nécropoles que l’on trouve la plus grande partie de leurs créations.

Sculptures tombales, orfèvrerie, peintures murales. Ces peintures montrent des activités sportives lors des funérailles.

 

 

 

 

 

 

Les écrivains ont évoqué les étrusques de deux manières: harmonie, aptitude au bonheur et à la liberté, (Stendhal, Huxlley ou D.H. Lawrence).

ou une terre de tristesse: l’Etrurie des sépulcres et des Enfers.

 

Henry Moore et Giacometti se seraient inspirés de leur art.

 

L’exercice proposé pour les étrusques est de dessiner la silhouette de cette statuette en bronze( 550 av. J.-C. du musée archéologique de Florence.

  1. Le modèle est entouré d’un rectangle de sélection fait avec l’équerre: 5cm-18cm.
  2. La médiane verticale coupe en deux parties semblables à 2,5cm.
  3. Un rectangle absolument identique en proportions et  ici en mesure est dessiné.
  4. la feuille A4 est posée à l’envers afin de leurrer le cerveau.
  5. le dessin au crayon est effectué en regardant surtout les vides blancs!
  6. la feuille est remise à l’endroit .
  7. Le dessin au feutre corrige grâce au jeu des sept erreurs.

Cette méthode appelée, méthode du cerveau droit, a été expliquée par Betty Edwards qui a étudié les fonctions du cerveau. Elle permet de dépasser le dessin enfantin et de dessiner ce qu’on voit.

Les enfant à partir de six, sept ans ont envie de dessiner ce qu’ils voient et quelques petits exercices pour voir juste et donc mieux regarder sont développés dans son livre « Dessiner avec le cerveau droit »

Pages :12»