Avr 29, 2012 - Moyen âge    No Comments

La peinture au Moyen-Age

La peinture au Moyen Age

A partir de l’an mille, de nombreux édifices religieux sont construits et les commanditaires font appel aux artisans afin de les décorer de sculptures et  de peintures. Les croisades ont fait découvrir un art riche et coloré et influencent les artistes.

Nous avons vu les enluminures qui illustrent les manuscrits moyenâgeux. Avant l’invention de l’imprimerie, les livres sont écrits et ornés d’images peintes dont le choix est fait par le moine copiste. Le thème est souvent religieux mais des scènes de la vie courante peuvent être illustrées.On peut trouver des personnages ressemblants, des paysages imaginaires, des éléments floraux très bien étudiés. Ces peintures sont de petites tailles, et s’appellent des miniatures. Les copistes utilisent des pigments naturels ainsi que des feuilles d’or qui demandent une application minutieuse.Et si vous voulez vous mettre dans l’ambiance voici un extrait d’un très beau film » Le nom de la rose »

 

 

 

 

Les peintures murales: Les murs des lieux sacrés sont couverts  de fresques ou de peintures à la détrempe représentant des épisodes de la bible ou de la vie des saints de la légende dorée. Elles servaient a  donner des leçons sous forme de bandes dessinées aux pratiquants qui ne savaient pas forcément lire! Les peintres  considérés comme des artisans allaient de chantier en chantier afin de répondre aux commandes très précises formulées par les commanditaires.

Chapelle de la Miséricorde Nice

 

A partir du 14e siècle, les peintres se regroupent en associations et obéissent à des règles très précises comme les autres artisans. Ils commencent à signer leurs œuvres.Un maitre forme des apprentis et peint généralement sur du bois pour les retables des églises mais aussi pour les princes. Au 15e siècle, les marchands qui s’enrichissent, se font représenter dans des scènes religieuses et au nord de l’Europe, dans les Flandres, la peinture devient de plus en plus réaliste.

 

Voici un travail réalisé après avoir visité la Chapelle de la Miséricorde à Nice où l’œuvre de Miralhet ci dessus est exposée.

Mar 26, 2012 - Moyen âge    No Comments

L’art Roman

L’art Roman

A l’époque médiévale, l’art est avant tout religieux. A partir de l’an mille, de nombreuses églises sont construites et des artisans les décorent de sculptures et de peintures.

Comme son nom le suggère, l’architecture romane s’inspire de l’architecture romaine de l’Antiquité. A la cour de Charlemagne, on s’efforçait de maintenir vivante la tradition romaine. Mais avec le mélange de l’art primitif occidental une nouvelle forme d’art originale est née!

Les églises romanes, avec leurs grandes voûtes et leurs larges murs permettent de réaliser de grandes  fresques et des décors peints

Au XIe siècle apparaît le premier art roman qui place la Provence dans un vaste courant qui s’étend de la Lombardie à la Catalogne il se reconnaît à l’appareil des murs, faits de pierres éclatées au pic et posées à plat en assises régulières.

A Vence, la cathédrale fut construite au IVe siècle sur l’emplacement d’un temple romain, la cathédrale prit sa forme définitive au XI ou XIIe siècle.

Les croisades ramènent des influences orientales. La découverte de l’art byzantin et musulman inspire les artisans: manuscrits enluminés aux couleurs chatoyantes, objets précieux d’ ivoire et d’orfèvrerie, chapiteaux peuplés d’animaux monstrueux et fantastiques…Les enluminures: avant l’invention de l’imprimerie, les moines copistes écrivent et ornent d’images peintes les livres. Des détails de la vie quotidienne sont parfois mêlés aux histoires religieuses.

Et voici une illustration animée de cet art, si vous passez non loin de chez moi!

Pour cette période, je propose de copier comme le faisaient les moines un motif décoratif avec des entrelacs

Mar 19, 2012 - Antiquité    No Comments

L’art de l’Islam

L’art de l’Islam

Au VIIe s. de notre ère apparaît une nouvelle religion, l’Islam.

 

Ses fidèles ont entrepris de la répandre le plus loin possible et envahissent aussi  le sud de la Gaule. Ils sont arrêtés à Poitiers en 732 par Charles Martels.

La période appelée Antiquité se termine.

Le Prophète Mahomet (570-632) a chassé les images des idoles de la Mosquée sainte de La Mecque, c’est pourquoi elles sont bannies des lieux de culte

Dans les mosquées,  l’absence de représentations figurées est constante. Les décorations intérieures sont très raffinées: mosaïques, stucs (enduit imitant le marbre), céramiques, arabesques (lignes servant de fond).

Mais certains sont très sévères à l’égard des représentations, on parle alors d’aniconisme : qui est l’absence de représentations matérielles des mondes naturel et surnaturel.

L’Occident a découvert l’art islamique à partir des œuvres d’Afrique du Nord, exempte de représentations, d’où sont nées les théories sur l’arabesque.

Le juif iranien Khalili partagea sa collection d’objets de la production artistique des pays musulmans à l’Institut du Monde Arabe en 2010 .


La calligraphie n’est cependant pas propre au texte coranique : même si son développement est lié au fait que l’écrit a d’abord enregistré la Révélation, les beaux caractères courent sur tous les supports.

Les belles lettres abondent sur les plats, la vaisselle,

by Christian Creutz Labels: studio

certains tapis où elles se fondent avec les motifs géométriques et végétaux…

Evadons nous sur la route des caravanes en Turquie avec cette vidéo, dont la musique Sufi « Tree of patience » est de Ghizemli (2006/turkey)
Omar Faruk Tekbilek

 

L’Europe moderne et les arts de l’Islam.

Elle a permis de découvrir les arts de l’Islam par la vision et l’interprétation de collectionneurs et artistes européens des 19e et 20e siècles tels Gustave Moreau, Henri Matisse, Paul Klee ou Emile Gallé: céramiques, peintures, verreries, à côté d’objets originaux provenant de divers pays.

L’exercice proposé peut être: Une mosquée à la Matisse?

Grâce au mélange des trois couleurs primaires et du blanc, à la gouache, faire une copie du tableau ci-dessus, l’objectif étant de bien faire les nuances. Remarque: la note d’orangé, complémentaire du bleu

Fév 24, 2012 - Antiquité    No Comments

Art Byzantin

L’art byzantin.

Byzance est le nom initial de Constantinople. L’art byzantin est essentiellement un art religieux.

Il existe néanmoins un art profane: L’art symbolique du pouvoir impérial.

La culture et la langue de l’Empire Byzantin étaient grecques et son art s’inspira de la Grèce et de Rome.
Les règles strictes et l’imagerie toujours identique limitèrent la liberté des artistes. C’est le dessin qui fixe les traits des figures sacrées et met en relation le visible avec l’invisible.

En second lieu, la dominante colorée dans l’art byzantin est l’or.
L’or attribue une transcendance et il introduit un concept de sainteté et de gloire.
L’or a un rôle transfigurant et il dématérialise les figures qui n’ont pas de modelé.
L’or signifie la lumière divine répandue dans l’infini… un attribut divin.

Les mosaïques De somptueuses mosaïques nous montrent une riche palette de vert, bleu et or . Elles ont survécu à la rage iconoclaste qui dura du VIe siècle au IXe siècle.

Les icônes:

Qu’est ce qu’une icône? En histoire de l’art, le terme icône s’applique surtout à une image religieuse peinte sur panneau de bois, représentant un sujet sacré, et destinée au culte. La technique de la peinture à tempéra (pigments et œuf) sur du bois se pose avec soin, vous pouvez regardez sur ce site: http://www.iconesbyzantines.fr/.

Ce terme s’étend également à toute image sacrée : peintures murales, mosaïques et miniatures réalisées par d’autres techniques. Grâce à leur taille et à leur mobilité, les panneaux de bois peints occupèrent une place à part dans la vie médiévale. On pouvait ouvrir et fermer les icônes, les porter en procession dans la ville et les armées les emportaient parfois au combat, elles suivaient le cours des activités humaines. Chaque famille avait son «coin des icônes» que leur visiteur était censé saluer avant même de saluer son hôte. Le cadre de certaines icônes sont munis d’un couvercle coulissant pour permettre au propriétaire de se soustraire à la présence divine : en ouvrant le couvercle, il activait l’icône dont le regard spectaculaire s’illuminait brusquement.

 

Au VIe siècle, les icônes, héritières de la tradition du portrait peint de la Rome antique remplace la tempera (détrempe à base d’œuf) par l’encaustique, c’est-à-dire des pigments liés par un médium à base de cire. C’était la technique favorite des portraitistes romains. La translucidité de la cire donne aux tons du visage un éclat proche de celui des peintures à l’huile modernes. Le format en buste est également typique du portrait romain, alors que le personnage en pied est caractéristique de l’iconographie païenne traditionnelle.

Après un splendide essor,  l’art byzantin est secoué par une crise profonde, la querelle des images ou crises iconoclastes entre 730 et 843 après J.C. Il s’agit d’une période particulièrement violente où de nombreuses personnes ont été persécutées et assassinées pour avoir pris la défense des images sacrées.

L’exercice proposé est l’analyse  d’une image: Saint Serge en icône. Afin de mieux étudié le dessin, j’ai éclairci et contrasté l’image.

Cette icône est conservée au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï.

Saint Serge est représenté sous les traits d’un jeune cavalier.

  1. Sa position: Bien campé sur son cheval, il tient dans la main droite un étendard de croisé et de l’autre les rênes de sa monture.
  2. Ses vêtements et accessoires:  les attributs d’un militaire occidental dont un diadème qui orne sa coiffure, il porte une cotte de mailles par-dessus une longue tunique qui couvre le haut de son corps, des jambières et des souliers rouges , il est armé d’un bouclier et d’un arc composite dans une gaine noire et six flèches sont rangées dans un élégant carquois de cuir.
  3. Au premier plan, une femme agenouillée, habillée à l’occidentale et portant un long voile noir sur la tête, saisit le pied de Saint Serge pour l’embrasser. Suivant son emplacement au devant de la composition et son attitude, il s’agit certainement d’une donatrice qui a commandé cette icône.
  4. L ‘histoire de l’icône: L’icône a vraisemblablement été réalisée à Acre. Après la chute de Jérusalem en 1244, Saint-Jean-d’Acre est devenu le plus important centre de production de livres, mais également le lieu de réalisation d’un nombre important d’icônes d’inspiration byzantine mais de style occidental, dont certaines sont actuellement conservées au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. La minutie des lignes et la perfection du rendu, les attitudes des personnages aux visages ronds et aux grands yeux expressifs sont des caractéristiques permettant d’associer cette icône à l’atelier de Saint-Jean-d’Acre, connu comme « l’atelier des saints soldats ».

Les artistes , arrivés à Jérusalem lors de la 4e Croisade, se sont fortement imprégnés des œuvres byzantines et on retrouve l’association des traits de l’art byzantin et de l’art occidental sur des icônes comme celle de Saint Serge

Fév 16, 2012 - Moyen âge    No Comments

Les Francs et le vase

Les Francs  et le vase de Soissons

Pendant deux siècles, les migrations de barbares apportent en Gaule romaine la guerre, le pillage, la violence. Les villes s’entourent de remparts, la population diminue et au cours des IIIe et IVe siècles, les frontières sont menacées par les Germains. Au début du Ve siècle, les Huns poussent les Wisigoths, les Burgondes, les Alamans qui franchissent les frontières de l’Empire romain dont le pouvoir disparait en 476.

Les Francs sont des Germains. On pense qu’il venaient du Nord de l’Europe. Ils se regroupaient pour la guerre.Ils s’installent au Nord de la Gaule dès la fin du IIIe siècle.Très habiles artisans pour les métaux, ils deviennent soldats dans l’armée romaine.En 481, Clovis devient roi et en 493 épouse Clothide, nièce du roi des Burgondes. En se faisant baptiser il devient chrétien et est accepté par les Gallo- Romains.Après sa mort, plusieurs rois se sont succédé, on les appelle les Mérovingiens.

Petite histoire du » Vase de Soissons »:

Le vase provient en fait du diocèse de Reims : il s’agit d’un vase liturgique en argent qui est intégré au butin des Francs lors de la guerre opposant Clovis à Syagrius à la fin du Ve siècle. Saint Rémi, l’évêque de Reims, envoie un messager à Clovis afin qu’il restitue cet objet mais la règle de partage des prises de guerre était stricte : chaque part, y compris celle du roi, était tirée au sort. Afin de respecter les bonnes relations qu’il entretenait avec l’église et étant donné que le tirage au sort à Soissons (d’où le nom « vase de Soissons ») n’attribuera pas le vase à Clovis, ce dernier le réclamera en prétextant un passe-droit. Un soldat s’y oppose, frappe le vase avec une hache en disant : « tu n’auras rien que ce que le sort t’attribuera vraiment ». Clovis s’incline, mais parviendra tout de même à échanger d’autres objets contre le vase cabossé qu’il restituera aussitôt à l’évêque .Il n’a donc pas été cassé comme le raconte certains livres d’histoire.

Au cours du IVe siècle le christianisme devient la principale religion de la Gaule. Dans les villes, les évêques prennent une place de plus en plus importante. Dans les campagnes, la religion chrétienne est diffusée par les prêtres, et les monastères, lieux de prières mais aussi refuge, se créent un peu partout. De nombreux villages ont vu le jour à cette époque.

Pour cette période, je propose un exercice de dessin d’un vase à la méthode de Betty Edwards. Méthode du cerveau droit.

Vase au crayon

Tracer deux parallèles au dessus et en dessous de la règle, avec le crayon .

Dessiner comme sur l’exemple un profil en pensant les mots: front, nez, lèvre, menton, cou, d’un trait. Dessiner en miroir la même chose sans dire un seul mot dans sa tête et examiner ce qu’il se passe…

Les droitiers commencent à gauche et les gauchers à droite:voir la photo ci dessous.

Betty Edwards explique le but de cet exercice qui est de déclencher un conflit et de prendre conscience de la façon dont on s’en sort. Tout au long de son livre, elle nous indique comment fonctionne le cerveau et la manière de faire le mieux possible pour dessiner juste ce que l’on voit. C’est passionnant et c’est efficace!

A vous de faire! La fiche technique est en préparation.

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