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Mai 21, 2012 - Moyen âge    No Comments

Le XIe siècle

Le XIe siècle.

L’art et la société sont indissociable.

La société de l’époque était organisée en trois ordres, et cela a perduré jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Le clergé réunit les gens d’Église: à cette époque, la religion avait beaucoup d’importance .L’empereur et les rois recevaient l’  huile sainte  qui faisait d’eux le lien entre le ciel et la terre.

Les hommes de guerre sous les ordres des seigneurs  sont occupés à maintenir l’ordre et font aussi partie de l’élite.

Enfin, la masse , le peuple essentiellement paysan, travaille pour fournir aux chevaliers et aux prêtres les moyens de vivre.

 

 

 

 

Une très ancienne bande dessinée:

La tapisserie de Bayeux retrace la conquête de l’Angleterre en 1066 par Guillaume le Bâtard, duc de Normandie.

C’est également un document qui nous raconte la vie de ce temps là! Broderie réalisée avec des laines de couleur sur une toile de lin.

Elle mesure 70m de long environ sur 50 cm de hauteur. De précieuses informations se trouvent sur les bordures où des scènes de la vie quotidienne sont représentées. Elle fut exposée en public dans la cathédrale de Bayeux pour expliquer le bon droit des Normands lors de leur invasion par l’Angleterre, en 1066. L’art est mis au service des seigneurs afin d’expliquer aux illettrés ce que l’écriture est pour ceux qui savent lire.

L’art, souvent mis au service de la religion, nous voyons ici un autre exemple !  Mais si nous avons plus d’ouvrages religieux c’est parce que très souvent les châteaux ont été détruits…

C’est sur les fresques des églises du XIe siècle que la peinture gagne en dynamisme et en raffinement! La chapelle de la Chalière avec ses fresques remarquables (XIe siècle) est un exemple.

 

Autre exemple, les portes de bronze d’ Hildesheim réalisée en 1015, par son évêque Bernward. Celui ci instruisait le fils de l’empereur, illustrait des manuscrits, était architecte et orfèvre. Il imagina et fit fondre ces portes avec seize scènes explicatives.

 

 

 

 

 

Proposition de travail: Après l’étude de la vie quotidienne des paysans de cette époque, imaginer une bande dessinée et la réaliser.

 

 

 

Mar 19, 2012 - Antiquité    No Comments

L’art de l’Islam

L’art de l’Islam

Au VIIe s. de notre ère apparaît une nouvelle religion, l’Islam.

 

Ses fidèles ont entrepris de la répandre le plus loin possible et envahissent aussi  le sud de la Gaule. Ils sont arrêtés à Poitiers en 732 par Charles Martels.

La période appelée Antiquité se termine.

Le Prophète Mahomet (570-632) a chassé les images des idoles de la Mosquée sainte de La Mecque, c’est pourquoi elles sont bannies des lieux de culte

Dans les mosquées,  l’absence de représentations figurées est constante. Les décorations intérieures sont très raffinées: mosaïques, stucs (enduit imitant le marbre), céramiques, arabesques (lignes servant de fond).

Mais certains sont très sévères à l’égard des représentations, on parle alors d’aniconisme : qui est l’absence de représentations matérielles des mondes naturel et surnaturel.

L’Occident a découvert l’art islamique à partir des œuvres d’Afrique du Nord, exempte de représentations, d’où sont nées les théories sur l’arabesque.

Le juif iranien Khalili partagea sa collection d’objets de la production artistique des pays musulmans à l’Institut du Monde Arabe en 2010 .


La calligraphie n’est cependant pas propre au texte coranique : même si son développement est lié au fait que l’écrit a d’abord enregistré la Révélation, les beaux caractères courent sur tous les supports.

Les belles lettres abondent sur les plats, la vaisselle,

by Christian Creutz Labels: studio

certains tapis où elles se fondent avec les motifs géométriques et végétaux…

Evadons nous sur la route des caravanes en Turquie avec cette vidéo, dont la musique Sufi « Tree of patience » est de Ghizemli (2006/turkey)
Omar Faruk Tekbilek

 

L’Europe moderne et les arts de l’Islam.

Elle a permis de découvrir les arts de l’Islam par la vision et l’interprétation de collectionneurs et artistes européens des 19e et 20e siècles tels Gustave Moreau, Henri Matisse, Paul Klee ou Emile Gallé: céramiques, peintures, verreries, à côté d’objets originaux provenant de divers pays.

L’exercice proposé peut être: Une mosquée à la Matisse?

Grâce au mélange des trois couleurs primaires et du blanc, à la gouache, faire une copie du tableau ci-dessus, l’objectif étant de bien faire les nuances. Remarque: la note d’orangé, complémentaire du bleu

Fév 24, 2012 - Antiquité    No Comments

Art Byzantin

L’art byzantin.

Byzance est le nom initial de Constantinople. L’art byzantin est essentiellement un art religieux.

Il existe néanmoins un art profane: L’art symbolique du pouvoir impérial.

La culture et la langue de l’Empire Byzantin étaient grecques et son art s’inspira de la Grèce et de Rome.
Les règles strictes et l’imagerie toujours identique limitèrent la liberté des artistes. C’est le dessin qui fixe les traits des figures sacrées et met en relation le visible avec l’invisible.

En second lieu, la dominante colorée dans l’art byzantin est l’or.
L’or attribue une transcendance et il introduit un concept de sainteté et de gloire.
L’or a un rôle transfigurant et il dématérialise les figures qui n’ont pas de modelé.
L’or signifie la lumière divine répandue dans l’infini… un attribut divin.

Les mosaïques De somptueuses mosaïques nous montrent une riche palette de vert, bleu et or . Elles ont survécu à la rage iconoclaste qui dura du VIe siècle au IXe siècle.

Les icônes:

Qu’est ce qu’une icône? En histoire de l’art, le terme icône s’applique surtout à une image religieuse peinte sur panneau de bois, représentant un sujet sacré, et destinée au culte. La technique de la peinture à tempéra (pigments et œuf) sur du bois se pose avec soin, vous pouvez regardez sur ce site: http://www.iconesbyzantines.fr/.

Ce terme s’étend également à toute image sacrée : peintures murales, mosaïques et miniatures réalisées par d’autres techniques. Grâce à leur taille et à leur mobilité, les panneaux de bois peints occupèrent une place à part dans la vie médiévale. On pouvait ouvrir et fermer les icônes, les porter en procession dans la ville et les armées les emportaient parfois au combat, elles suivaient le cours des activités humaines. Chaque famille avait son «coin des icônes» que leur visiteur était censé saluer avant même de saluer son hôte. Le cadre de certaines icônes sont munis d’un couvercle coulissant pour permettre au propriétaire de se soustraire à la présence divine : en ouvrant le couvercle, il activait l’icône dont le regard spectaculaire s’illuminait brusquement.

 

Au VIe siècle, les icônes, héritières de la tradition du portrait peint de la Rome antique remplace la tempera (détrempe à base d’œuf) par l’encaustique, c’est-à-dire des pigments liés par un médium à base de cire. C’était la technique favorite des portraitistes romains. La translucidité de la cire donne aux tons du visage un éclat proche de celui des peintures à l’huile modernes. Le format en buste est également typique du portrait romain, alors que le personnage en pied est caractéristique de l’iconographie païenne traditionnelle.

Après un splendide essor,  l’art byzantin est secoué par une crise profonde, la querelle des images ou crises iconoclastes entre 730 et 843 après J.C. Il s’agit d’une période particulièrement violente où de nombreuses personnes ont été persécutées et assassinées pour avoir pris la défense des images sacrées.

L’exercice proposé est l’analyse  d’une image: Saint Serge en icône. Afin de mieux étudié le dessin, j’ai éclairci et contrasté l’image.

Cette icône est conservée au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï.

Saint Serge est représenté sous les traits d’un jeune cavalier.

  1. Sa position: Bien campé sur son cheval, il tient dans la main droite un étendard de croisé et de l’autre les rênes de sa monture.
  2. Ses vêtements et accessoires:  les attributs d’un militaire occidental dont un diadème qui orne sa coiffure, il porte une cotte de mailles par-dessus une longue tunique qui couvre le haut de son corps, des jambières et des souliers rouges , il est armé d’un bouclier et d’un arc composite dans une gaine noire et six flèches sont rangées dans un élégant carquois de cuir.
  3. Au premier plan, une femme agenouillée, habillée à l’occidentale et portant un long voile noir sur la tête, saisit le pied de Saint Serge pour l’embrasser. Suivant son emplacement au devant de la composition et son attitude, il s’agit certainement d’une donatrice qui a commandé cette icône.
  4. L ‘histoire de l’icône: L’icône a vraisemblablement été réalisée à Acre. Après la chute de Jérusalem en 1244, Saint-Jean-d’Acre est devenu le plus important centre de production de livres, mais également le lieu de réalisation d’un nombre important d’icônes d’inspiration byzantine mais de style occidental, dont certaines sont actuellement conservées au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. La minutie des lignes et la perfection du rendu, les attitudes des personnages aux visages ronds et aux grands yeux expressifs sont des caractéristiques permettant d’associer cette icône à l’atelier de Saint-Jean-d’Acre, connu comme « l’atelier des saints soldats ».

Les artistes , arrivés à Jérusalem lors de la 4e Croisade, se sont fortement imprégnés des œuvres byzantines et on retrouve l’association des traits de l’art byzantin et de l’art occidental sur des icônes comme celle de Saint Serge

Oct 23, 2011 - Antiquité    No Comments

Egypte Antique

L’Art Egyptien

Abu Simbel. Egypt.-

monument d' Egypte

All Gizah Pyramids
Vers 3000 avant notre ère, apparurent les premiers pharaons. La vallée du Nil regorge de monuments laissés par cette civilisation qui nous émerveille. Sous l’Ancien Empire furent élevées les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos. Au Moyen Empire le grand temple de Karnak fut construit. La tombe de Toutankhamon  date du Nouvel Empire…Alexandre le Grand fit la conquête  de l’Egypte en 332 avant notre ère.

Tête de Toutânkhamon enfant (musée du Caire / Egypte)

portrait de Touthankamon enfant

Les monuments funéraires et tout ce qui était dedans participaient à la sauvegarde de l’âme  du défunt afin qu’elle vive dans l’au-delà.

Des portraits très sobres furent exécutés et leur simplicité les rende intemporels.

Observation de la nature et régularité géométrique caractérisent le style égyptien. Le devoir de l’artiste était de montrer les choses le plus clairement possible. Ils dessinaient suivant des règles très strictes et de mémoire. Représenter une chose lui donnait une existence.Ils inscrivirent des histoires sur les murs avec ces règles ainsi qu’avec des inscriptions en hiéroglyphes. Malgré l’ordre géométrique, l’observation de la nature permet aux spécialistes de reconnaitre chaque animal dessiné!

Le signe qui se lit "mout" : le vautour

oiseaux

Les apprentis devaient suivre toute une série de lois très strictes et apprendre également la calligraphie: il n’était pas question d’être original! Hormis un roi, Aménophis IV l’hérétique avec son épouse Néfertiti, qui changea ces règles et alla s’installer à Tell-el-Amarna.Son fils Toutankhamon,repris les anciennes croyances.

 

Et pour vous mettre dans l’ambiance, ci dessous une vidéo avec de la musique

égyptienne.

 

Un modèle a été fourni

Voici l’exercice proposé pour montrer combien les artistes suivaient des règles strictes dans la réalisation de leurs œuvres:  la fiche technique est en cours d’élaboration et sera offerte dans un bonus ultérieurement!

 

 Copie d’un oiseau égyptien:

Calame, encre sépia

Pinceau: gouache blanche

travail d'élève

calame, encre et peinture blanche

Oct 7, 2011 - Réflexions    No Comments

Culture et Histoire de l’Art

Les activités artistiques façonnent depuis toujours l’esprit humain!

A chaque stade du développement, le cerveau humain a dû se familiariser avec de nouveaux savoir faire et de nouvelles compétences. Les œuvres d’Art sont les traces indiscutables et révèlent le sens, la diversité, l’universalité des activités humaines.

Par exemple, l’art de peindre accompagne l’évolution des cultures, l’expression des peuples. Ils ont du s’adapter aux nécessités de chaque époque. Le désir de tracer des signes sur n’importe quel support a laissé des empreintes depuis les hommes préhistoriques et l’expression artistique au paléolithique ainsi qu’au néolithique montre une merveilleuse progression!

Petite histoire d’Art a pour objectifs de suivre cette diversité tout au long de l’Histoire et de proposer des activités en rapport avec les techniques de ces époques, sans prétention , simplement pour montrer combien la multiplicité des apprentissages conduit vers une grande liberté d’expression!