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Nov 23, 2012 - Renaissance    5 Comments

La Renaissance italienne

La Renaissance italienne.

Les savants  font des progrès en sciences et redécouvrent l’Antiquité.
Ils s’intéressent à la place de l’Homme dans l’univers!
Les artistes sont imprégnés de ces idées.

 

La Renaissance en architecture commence au quatrocento qui est le XVe siècle, en Italie.

Philippo Brunelleschi (1377-1446) marquera son siècle, il adaptera l’architecture gothique en introduisant l’Antique et posera les nouveaux principes de construction.

Filippo Bruneslleschi, 1430

Léon Battista Alberti (1404-1472) transforme les châteaux forts florentins en palais.

Andréa di Pietro dit Palladio (1508-1580) pose des colonnades inspirées de l’Antique à Venise et à Vicence.

 

Masaccio

 

 

 

Ils inventent la perspective mathématique ainsi que la perspective linéaire.La profondeur est rendue par ces nouveaux principes. Le monde réel est rendu par une illusion d’optique; les lignes parallèles convergent vers un point de fuite, les personnages et éléments sont représentés de plus en plus petits quand ils s’éloignent du spectateur. Ils se servent également de la couleur pour accentuer l’effet d’éloignement.Avec Giotto  apparaît la représentation de la réalité.Voir l’article sur les primitifs italiens et sur Histoire de mouche d’éveil art et nature.

 

Donatello

A Florence,au XVe ,Brunelleschi, l’architecte,Masaccio (1401-1429?),le peintre et Donatello 1386-1466)le sculpteur introduisent un nouveau réalisme.

Uccello (1397-1475) est obsédé par la perspective…

Uccello

 

 

 

 

 

Fra Angelico,(1385-1455)a un pied dans le gothique dans ces récits mais utilise les constructions spatiales de Masaccio

Fra Angelico

Piero della Francesca (1415-1492) théorisera la perspective:

Piero della Francesca

 

 

 

 

 

 

La famille des Médicis, mécènes encouragea les artistes.

Des thèmes de l’Antiquité grecque et romaine apparaissent et permettent la représentation de nus, dieux anciens dans la nature comme par exemple le peintre Botticelli (1445-1510) avec cette Vénus:

 

Marbre Michel-Ange

Michel-Ange (1475-1564) protégé par Laurent de Médicis, le pape Jules II lui commandera la décoration de la Chapelle Sixtine à Rome et il est surtout un sculpteur remarquable:

 

Etude, gouache sur bois.

 

Léonard de Vinci(1452-1519) auteur de  la Joconde., fut également architecte, sculpteur et poète. Il s’intéresse aux sciences naturelles, à l’astronomie et à la physique. Il finira ses jours en France à la demande de François Ier à partir de 1516.

 

 

Putti de Raphaël

Dans le cadre de ce blog, on ne peut pas citer tout les peintres, mais Raphaël fut un rival de Michel Ange et le Titien fut un des plus célèbres de son temps. Mais je vous propose de réaliser des cartes de vœux s’inspirant d’un thème de cette époque: putti et angelots

Nov 2, 2012 - Moyen âge    5 Comments

L’art gothique international

L’art gothique international

Les artistes de cette époque (1380-1430) rassemblent des éléments d’Italie et d’Europe du nord.

 En peinture, comme dans l’ exemple des Très Riches Heures du duc Jean de Berry, cette enluminure est commencée par les neerlandais Paul, Herman et Jean de Limbourg et terminée par Jean Colombe, un français.

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Depuis l’antiquité, Jean le Bon,  sera le premier portrait laïque français individuel sur bois, du XIVe siècle. Il est  conservé au Louvre. Premier d’une grande série…

L’usage  de feuilles d’or répond à la demande des riches commanditaires.

 

 

Des personnages sont représentés avec finesse et émotion et la femme, thème favori de la littérature courtoise, devient l’objet d’admiration et respect.

 

L’art des ivoires sculptés et de l’émail peint, ainsi que celui des tapisseries mille fleurs  est  très raffiné. Cet art né en Ile de France est appelé art français. C’est à la Renaissance qu’on l’a qualifié de gothique car il n’était plus  la mode et a été considéré comme un style barbare.

 

 

 

 

 

 

 

Le dessin au Moyen Âge

Grâce à la grande résistance des supports comme le parchemin, des documents conservés nous permettent de nous rendre compte des dessins pratiqués au Moyen Âge.
Des plans de monastères, des dessins préparatoires pour les cathédrales en Italie, des enluminures à l’encre sont des témoignages de cette époque. Les peintres réalisaient des « sinopie », dessinés à la terre rouge directement  sur le mur qu’ils enduisaient ensuite pour peindre al fresco  ou à l’aide d’un poncif :dessin préparatoire  appliqué sur l’enduit frais avant la mise en couleur avec les pigments.

A cette époque, les artistes commencent à récolter des dessins qui pourront leurs servir de modèles afin de constituer un répertoire. Ils prennent le nom de carnets et servaient d’inspiration et de modèle. Des études vivantes d’animaux  au crayon, à la plume, à l’encre et à l’aquarelle seront exécutées et si, au 14e siècle, les peintres se regroupent en associations , ils signent leurs œuvres.

 

 

 

 

 

En Flandres, la peinture devient de plus en plus réaliste, les décors sont peints avec précision et l’emploi de la peinture à l’huile par les  Van Eyck(1430) va se répandre car les artistes de cette époque  sillonnaient l’Europe. Ils annoncent et font  la renaissance dans le Nord.

 

 

 

 

 

 

La proposition pour cette période gothique internationale est un croquis au crayon, à l’aquarelle ou à l’encre de Chine, d’un animal ou d’un végétal. Pour faire comme alors,nous partirons d’une étude naturaliste, sans document photo sauf ici pour l’exemple.

pour profiter des conseils vous pouvez aller sur éveil art et nature.com

Oct 18, 2012 - Moyen âge    1 Comment

La peinture et la sculpture des primitifs italiens

L’art primitif italien

La Vierge et l’Enfant

En peinture, deux techniques sont privilégiées:

  • La peinture à tempéra qui utilise les pigments colorés dans un médium à base d’œuf sur un support en bois.
  • Les fresques: les pigments sont appliqués sur l’enduit encore frais.

En sculpture, les sculpteurs appelés aussi imagiers, taillent la pierre (le marbre) et coulent les statues en bronze. Ils peuvent les  recouvrir de couleurs et de feuilles d’or.

Ils sont connus par leur nom, c’est une nouveauté et voici quelques noms:

Nicola et Giovanni Pisano: 1272_1302 (voir la sculpture ci dessus)

Une certaine tendresse est présente dans le regard de la mère et de l’enfant. C’est une nouveauté par rapport aux sculptures médiévales plus symboliques.

Cimabue: Toscane 1272 1302

Vierge à l’enfant: Cimabue

Le premier a avoir rompu avec la tradition byzantine et professeur de Giotto.

Ambrogio et Pietro Lorezotti. (1319-1348)

fresque à Sienne

Leurs œuvres sont surtout religieuses mais le cycle de fresques d’Ambrogio pour le palais municipal de Sienne  est  original pour l’époque.

Duccio mort à Sienne vers 1319Cathédrale de Sienne, retable tempéra sur bois. Les regards deviennent expressifs et les draperies plus fluides.

L’Ange Gabriel détail d’une fresque de la chapelle Scrovegni Padoue

Giotto:1270-1337. Il redécouvre comment rendre la troisième dimension à une surface plane afin de raconter avec plus de réalisme l’histoire humaine.

  Simone Martini mort à Avignon en 1344Ses créations préparent au style gothique international.

Et voici une proposition que j’ai réalisée avec des enfants de maternelle:

Peinture d’un fruit sur carton à l’œuf: les petits ont pris conscience de l’ombre et de la lumière! Il n’est jamais trop tôt pour voir et expérimenter!

pigments et oeuf: tempéra plus or

Fév 24, 2012 - Antiquité    No Comments

Art Byzantin

L’art byzantin.

Byzance est le nom initial de Constantinople. L’art byzantin est essentiellement un art religieux.

Il existe néanmoins un art profane: L’art symbolique du pouvoir impérial.

La culture et la langue de l’Empire Byzantin étaient grecques et son art s’inspira de la Grèce et de Rome.
Les règles strictes et l’imagerie toujours identique limitèrent la liberté des artistes. C’est le dessin qui fixe les traits des figures sacrées et met en relation le visible avec l’invisible.

En second lieu, la dominante colorée dans l’art byzantin est l’or.
L’or attribue une transcendance et il introduit un concept de sainteté et de gloire.
L’or a un rôle transfigurant et il dématérialise les figures qui n’ont pas de modelé.
L’or signifie la lumière divine répandue dans l’infini… un attribut divin.

Les mosaïques De somptueuses mosaïques nous montrent une riche palette de vert, bleu et or . Elles ont survécu à la rage iconoclaste qui dura du VIe siècle au IXe siècle.

Les icônes:

Qu’est ce qu’une icône? En histoire de l’art, le terme icône s’applique surtout à une image religieuse peinte sur panneau de bois, représentant un sujet sacré, et destinée au culte. La technique de la peinture à tempéra (pigments et œuf) sur du bois se pose avec soin, vous pouvez regardez sur ce site: http://www.iconesbyzantines.fr/.

Ce terme s’étend également à toute image sacrée : peintures murales, mosaïques et miniatures réalisées par d’autres techniques. Grâce à leur taille et à leur mobilité, les panneaux de bois peints occupèrent une place à part dans la vie médiévale. On pouvait ouvrir et fermer les icônes, les porter en procession dans la ville et les armées les emportaient parfois au combat, elles suivaient le cours des activités humaines. Chaque famille avait son «coin des icônes» que leur visiteur était censé saluer avant même de saluer son hôte. Le cadre de certaines icônes sont munis d’un couvercle coulissant pour permettre au propriétaire de se soustraire à la présence divine : en ouvrant le couvercle, il activait l’icône dont le regard spectaculaire s’illuminait brusquement.

 

Au VIe siècle, les icônes, héritières de la tradition du portrait peint de la Rome antique remplace la tempera (détrempe à base d’œuf) par l’encaustique, c’est-à-dire des pigments liés par un médium à base de cire. C’était la technique favorite des portraitistes romains. La translucidité de la cire donne aux tons du visage un éclat proche de celui des peintures à l’huile modernes. Le format en buste est également typique du portrait romain, alors que le personnage en pied est caractéristique de l’iconographie païenne traditionnelle.

Après un splendide essor,  l’art byzantin est secoué par une crise profonde, la querelle des images ou crises iconoclastes entre 730 et 843 après J.C. Il s’agit d’une période particulièrement violente où de nombreuses personnes ont été persécutées et assassinées pour avoir pris la défense des images sacrées.

L’exercice proposé est l’analyse  d’une image: Saint Serge en icône. Afin de mieux étudié le dessin, j’ai éclairci et contrasté l’image.

Cette icône est conservée au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï.

Saint Serge est représenté sous les traits d’un jeune cavalier.

  1. Sa position: Bien campé sur son cheval, il tient dans la main droite un étendard de croisé et de l’autre les rênes de sa monture.
  2. Ses vêtements et accessoires:  les attributs d’un militaire occidental dont un diadème qui orne sa coiffure, il porte une cotte de mailles par-dessus une longue tunique qui couvre le haut de son corps, des jambières et des souliers rouges , il est armé d’un bouclier et d’un arc composite dans une gaine noire et six flèches sont rangées dans un élégant carquois de cuir.
  3. Au premier plan, une femme agenouillée, habillée à l’occidentale et portant un long voile noir sur la tête, saisit le pied de Saint Serge pour l’embrasser. Suivant son emplacement au devant de la composition et son attitude, il s’agit certainement d’une donatrice qui a commandé cette icône.
  4. L ‘histoire de l’icône: L’icône a vraisemblablement été réalisée à Acre. Après la chute de Jérusalem en 1244, Saint-Jean-d’Acre est devenu le plus important centre de production de livres, mais également le lieu de réalisation d’un nombre important d’icônes d’inspiration byzantine mais de style occidental, dont certaines sont actuellement conservées au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. La minutie des lignes et la perfection du rendu, les attitudes des personnages aux visages ronds et aux grands yeux expressifs sont des caractéristiques permettant d’associer cette icône à l’atelier de Saint-Jean-d’Acre, connu comme « l’atelier des saints soldats ».

Les artistes , arrivés à Jérusalem lors de la 4e Croisade, se sont fortement imprégnés des œuvres byzantines et on retrouve l’association des traits de l’art byzantin et de l’art occidental sur des icônes comme celle de Saint Serge

Oct 23, 2011 - Préhistoire    1 Comment

Le Neolithique

 Le néolithique:

La taille de la pierre se perfectionne et les clans deviennent sédentaires.

Après avoir été longtemps chasseurs cueilleurs en Afrique, l’homo sapiens  a migré dans plusieurs directions. Il a conquis l’Europe et en suivant le bassin méditerranéen est arrivé jusqu’en Asie. Il s’installe  dans les zones fertiles près des lacs et des fleuves.Il a amélioré ses outils et les angles vifs de la pierre sont remplacés par des formes arrondies et polies.

 

Il invente la pirogue, le harpon, le propulseur à crochet, les cabanes sur pilotis qui groupées vont constituer les premiers villages. La poterie grâce aux fours va devenir un moyen de conserver les aliments et la boisson, le tissage est également inventé.  Si les outils se perfectionnent, on voit apparaitre l’image de l’homme dans les endroits sacrés. Et des statuettes de “Vénus” symbole de la fécondité. Les scènes de chasse sont accompagnées de scène de troupeaux qui laissent deviner l’apparition de l’agriculture avec l’élevage et des scènes de guerre car les sédentaires doivent protéger leurs biens!

 

Afin d’illustrer l’apparition des troupeaux de chèvres gardés par les bergers, pourquoi ne pas graver dans l’argile une chèvre?

Le problème de l’argile, c’est qu’il faut le cuire et dans un four spécial!

C’est pourquoi, le commerce met à notre disposition des pâtes qui sèchent et durcissent à l’air.

Méthode d’aujourd’hui:

  1. Découper des documents de bétail, ici de chèvres.
  2. Dessiner le rectangle autour du document.
  3. Dessiner la silhouette de l »animal à l’envers, en regardant surtout les espaces négatifs( ce qui n’est pas l’animal) dans ce rectangle identique au rectangle découpé. Respecter les directions et les proportions.
  4. Retourner le document et le dessin et corriger (comme dans le jeu des sept erreurs) sans aucun jugement.
  5. Aplatir la pâte et reporter le dessin posé dessus en recouvrant les traits (cela laissera une trace).
  6. Avec les doigts,  un couteau en plastique ou n’importe quel instrument, modeler la pâte pour faire ressortir le volume de l’animal.
  7. Il est possible de poser des pigments ou de la gouache de couleur ocre sur la pâte avant qu’elle ne sèche.

Cet exercice a été réalisé dans une classe de 6ème

Une fiche technique est préparée pour cette activité et sera diffusée en bonus.

 

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