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Fév 24, 2012 - Antiquité    No Comments

Art Byzantin

L’art byzantin.

Byzance est le nom initial de Constantinople. L’art byzantin est essentiellement un art religieux.

Il existe néanmoins un art profane: L’art symbolique du pouvoir impérial.

La culture et la langue de l’Empire Byzantin étaient grecques et son art s’inspira de la Grèce et de Rome.
Les règles strictes et l’imagerie toujours identique limitèrent la liberté des artistes. C’est le dessin qui fixe les traits des figures sacrées et met en relation le visible avec l’invisible.

En second lieu, la dominante colorée dans l’art byzantin est l’or.
L’or attribue une transcendance et il introduit un concept de sainteté et de gloire.
L’or a un rôle transfigurant et il dématérialise les figures qui n’ont pas de modelé.
L’or signifie la lumière divine répandue dans l’infini… un attribut divin.

Les mosaïques De somptueuses mosaïques nous montrent une riche palette de vert, bleu et or . Elles ont survécu à la rage iconoclaste qui dura du VIe siècle au IXe siècle.

Les icônes:

Qu’est ce qu’une icône? En histoire de l’art, le terme icône s’applique surtout à une image religieuse peinte sur panneau de bois, représentant un sujet sacré, et destinée au culte. La technique de la peinture à tempéra (pigments et œuf) sur du bois se pose avec soin, vous pouvez regardez sur ce site: http://www.iconesbyzantines.fr/.

Ce terme s’étend également à toute image sacrée : peintures murales, mosaïques et miniatures réalisées par d’autres techniques. Grâce à leur taille et à leur mobilité, les panneaux de bois peints occupèrent une place à part dans la vie médiévale. On pouvait ouvrir et fermer les icônes, les porter en procession dans la ville et les armées les emportaient parfois au combat, elles suivaient le cours des activités humaines. Chaque famille avait son «coin des icônes» que leur visiteur était censé saluer avant même de saluer son hôte. Le cadre de certaines icônes sont munis d’un couvercle coulissant pour permettre au propriétaire de se soustraire à la présence divine : en ouvrant le couvercle, il activait l’icône dont le regard spectaculaire s’illuminait brusquement.

 

Au VIe siècle, les icônes, héritières de la tradition du portrait peint de la Rome antique remplace la tempera (détrempe à base d’œuf) par l’encaustique, c’est-à-dire des pigments liés par un médium à base de cire. C’était la technique favorite des portraitistes romains. La translucidité de la cire donne aux tons du visage un éclat proche de celui des peintures à l’huile modernes. Le format en buste est également typique du portrait romain, alors que le personnage en pied est caractéristique de l’iconographie païenne traditionnelle.

Après un splendide essor,  l’art byzantin est secoué par une crise profonde, la querelle des images ou crises iconoclastes entre 730 et 843 après J.C. Il s’agit d’une période particulièrement violente où de nombreuses personnes ont été persécutées et assassinées pour avoir pris la défense des images sacrées.

L’exercice proposé est l’analyse  d’une image: Saint Serge en icône. Afin de mieux étudié le dessin, j’ai éclairci et contrasté l’image.

Cette icône est conservée au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï.

Saint Serge est représenté sous les traits d’un jeune cavalier.

  1. Sa position: Bien campé sur son cheval, il tient dans la main droite un étendard de croisé et de l’autre les rênes de sa monture.
  2. Ses vêtements et accessoires:  les attributs d’un militaire occidental dont un diadème qui orne sa coiffure, il porte une cotte de mailles par-dessus une longue tunique qui couvre le haut de son corps, des jambières et des souliers rouges , il est armé d’un bouclier et d’un arc composite dans une gaine noire et six flèches sont rangées dans un élégant carquois de cuir.
  3. Au premier plan, une femme agenouillée, habillée à l’occidentale et portant un long voile noir sur la tête, saisit le pied de Saint Serge pour l’embrasser. Suivant son emplacement au devant de la composition et son attitude, il s’agit certainement d’une donatrice qui a commandé cette icône.
  4. L ‘histoire de l’icône: L’icône a vraisemblablement été réalisée à Acre. Après la chute de Jérusalem en 1244, Saint-Jean-d’Acre est devenu le plus important centre de production de livres, mais également le lieu de réalisation d’un nombre important d’icônes d’inspiration byzantine mais de style occidental, dont certaines sont actuellement conservées au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. La minutie des lignes et la perfection du rendu, les attitudes des personnages aux visages ronds et aux grands yeux expressifs sont des caractéristiques permettant d’associer cette icône à l’atelier de Saint-Jean-d’Acre, connu comme « l’atelier des saints soldats ».

Les artistes , arrivés à Jérusalem lors de la 4e Croisade, se sont fortement imprégnés des œuvres byzantines et on retrouve l’association des traits de l’art byzantin et de l’art occidental sur des icônes comme celle de Saint Serge